вторник, 5 август 2014 г.

Histoire, représentations stéréotypées et existence dans Made in Mauritius d’Amal Sewtohul

Auteur : Petkov, Yavor
Titre : Histoire, représentations stéréotypées et existence dans Made in Mauritius d’Amal Sewtohul
Année de publication : 2014
Site de publication : le site du CENTRE RÉGIONAL FRANCOPHONE POUR L'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE (http://crefeco.org/display.php?fr%2FActualit%C3%A9sFrancophones%2F834)
Lieu de publication : Sofia


Roman à la fois historique et antihistorique, Made in Mauritius repense l’histoire de Maurice à travers l’histoire personnelle de quelques Mauriciens de la génération de l’Indépendance. Ainsi, il remet en question la véracité même de l’histoire et dénonce son caractère idéologique. A cette histoire « convenue », le texte oppose l’histoire personnelle et subjective des personnages principaux. La dénonciation du caractère échafaudé de l’histoire s’opère également à travers la déconstruction des images des identités nationales et ethniques qui se révèlent dès lors des représentations stéréotypées. La discrimination raciale et identitaire se joint aux préjugés socio-économiques pour former avec eux une seule catégorie de l’ethnoclasse, où la situation économique s’avère la matrice de tous les autres types d’exclusion. L’idéologie en tant que vision mensongère du monde est aussi dénoncée dans ses diverses formes : idéologie marxiste, capitaliste, nationaliste, etc. Poursuivant ses objectifs subversifs, le roman rеnverse les stéréotypes qui sont à l’origine d’une esthétique de l’exotique et qui continuent de dominer l’imaginaire occidental. Cet anti-exotisme trouve son expression dans une peinture dystopique de l’île et dans une esthétique du « bric-à-brac », c’est-à-dire une image hétéroclite du monde contemporain globalisé et commercialisé. Made in Mauritius réalise cette déconstruction des mythèmes idéologisés en opposant le paradigme du collectivisme à celui de l’intimité créatrice et nomade. Or, ce nomadisme n’érige pas l’émigration en solution salvatrice. Bien au contraire, les images de l’émigration et  de l’Occident sont rabaissées au même titre que celles des identités fixes au profit d’un dynamisme perpétuel. Les personnages de Sewtohul sont tout aussi bien des nomades que des sédentaires, jamais des êtres unilatéraux. Ce sont aussi des antihéros, ce qui augmente la valeur réaliste de la narration.

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