събота, 25 януари 2014 г.

L’ingratitude de Ying Chen : un roman néo-existentialiste ?

Auteur : Petkov, Yavor
Titre : L’ingratitude de Ying Chen : un roman néo-existentialiste ?
Nom du périodique : Asian Journal of Canadian Studies
Numéro : Vol. 19, No. 2 (Décembre 2013)
Pages : pp. 91-113
Année de publication : 2013
Maison d’édition : Association Coréenne d’Etudes Canadiennes
Lieu de publication : Seoul

Ce texte étudie les liens intertextuels entre L’Ingratitude – probablement, le roman le mieux connu de l’écrivaine canadienne d’origine chinoise et d’expression française Ying Chen – et la pièce Les Mains sales de Jean-Paul Sartre. Il se propose de trouver dans quelle mesure les deux textes communiquent entre eux et comment l’intertextualité contribue à l’esthétique du roman de Chen. L’étude offre une analyse structuraliste des deux textes aux niveaux des personnages et de l’intrigue. Elle conclut que les deux textes présentent de fortes similitudes aux deux niveaux et véhiculent des messages comparables. Cette comparaison se propose d’initier une nouvelle approche de l’oeuvre de Chen et, plus généralement, du mouvement québécois dit écritures migrantes, qui pourrait désormais être appréhendé comme une forme de néo-existentialisme.

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Un parallèle entre L’ingratitude de Ying Chen et l’existentialisme français



Auteur : Petkov, Yavor
Titre : Un parallèle entre L’ingratitude de Ying Chen et l’existentialisme français
Nom de l’ouvrage : Десета конференция на нехабилитираните преподаватели и докторанти от Факултета по класически и нови филологии (май 2013)1 /ISBN 978-954-07-3633-4/
Pages : pp. 200-205
Année de publication : 2013
Editeur : Университетско издателство „Св. Климент Охридски“2
Lieu de publication : Sofia

L’article se propose de démontrer que la tendance littéraire québécoise francophone dite littératures métissées ou écritures migrantes peut être envisagée sous l’angle de la problématique de l’existentialisme français en littérature. En particulier, un des romans les plus connus rattachés à cette tendance, L’Ingratitude de l’écrivaine québécoise d’origine chinoise Ying Chen, se prête à une étude comparative avec l’œuvre d’Albert Camus et de Jean-Paul Sartre. Dans son roman précédent, Les lettres chinoises, Ying Chen établit un rapport intertextuel quasi-explicite avec Les lettres persanes. Dans L’Ingratitude, où le thème du suicide occupe une place centrale dans l’intrigue du récit, l’héroïne Yan-Zi va voir la pièce de Sartre Les Mains sales, qui se termine également par un suicide. En outre de cette référence explicite, le roman présente d’autres possibilités de comparaison avec Les Mains sales, mais aussi avec L’Etranger de Camus. Afin d’inscrire L’Ingratitude dans la logique existentialiste, l’étude démontrera que l’intrigue du roman part d’une situation absurde telle que définie par Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Le mobile de l’action – la quête de la liberté – est une quête de liberté existentielle comparable à celle de Meursault dans L’Etranger, mais si Meursault est né libre et que sa lutte consiste à résister aux efforts que la société déploie pour convertir son existence en essence, Yan-Zi est née non libre, comme le sont sa mère, ses collègues, voire son père : ils sont nés prisonniers d’une essence. Autrement dit, dans L’ingratitude, l’essence précède l’existence. C’est dans le suicide que Yan-Zi se propose de trouver l’issue. Or, au-delà de cette résolution, le roman laisse percevoir que le vrai objectif de son suicide est d’éveiller l’amour maternel. Elle essaiera aussi d’atteindre l’amour d’un homme – Bi, et elle avoue que seul cet amour aurait pu la détourner de sa décision de se donner la mort. Ainsi, la révolte telle que définie par Camus à travers l’image du sourire de Sisyphe peut être réinterprétée à un autre niveau : refuser de se soumettre à l’exigence d’inhumanité imposée par la nature et par la société, aimer en dépit du caractère arbitraire de la condition humaine. L’étude explore le roman en détail (l’intrigue, les personnages et les rapports entre les personnages, les thèmes, le style et la portée philosophique de L’Ingratitude) en le juxtaposant systématiquement à L’Etranger et Les Mains Sales, à un niveau strictement littéraire, et à Le Mythe de Sisyphe, L’existentialisme est un humanisme et L’Etre et le néant sur le plan des idées.


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